A partir de 3 ans
Petit monstre
D’après le livre « Papa » de Philippe Corentin (Ed. l’école des loisirs)

Dans sa chambre, petit monstre s’endort.
Mais soudain… Hein ? Quoi ? Qu’est-ce que c’est ?
Il découvre un petit homme dans son lit... « Aaaaaah ! »…
Dans une autre maison, petit homme se réveille en sursaut
avec un petit monstre à ses côtés… « Aaaaaah ! »
Dans chaque famille, les papas accourent, les mamans rassurent :
« Les monstres n’existent que dans les cauchemars ! »Pourtant, au matin, petit homme se réveille au milieu de monstres verts et cornus.
Après une phase d’observation et d’hésitations, le jeu les entraine dans de nouvelles aventures.
Petit homme se met à ressembler à son nouvel ami monstre…Alors, cauchemar ou réalité ?

Ce spectacle mêlant comédiens, marionnettes et chansons, conte avec délicatesse le tumultueux mais fantastique chemin de la découverte et de l’acceptation de la différence.

« Petit Monstre » peut se jouer en espagnol (traduction : R. Drivet)

Le spectacle a reçu le prix du meilleur spectacle Jeune Public au festival de LLeida.

Durée : 40 mn

Pour cette nouvelle création, l’idée est de s’appuyer sur le livre « Papa » de Philippe Corentin édité par «  L’Ecole des Loisirs », d’où ont jailli, telle une évidence, le thème, le style et le langage. Un travail d’écriture a permis de proposer une suite à cette courte histoire. C’est donc autour du thème de la découverte de l’inconnu, de l’autre différent, avec la peur, la surprise, l’attirance et l’enrichissement que cela peut générer que s’est construit le spectacle. Qui est un monstre pour qui ?
Tel est le questionnement que nous souhaitons proposer…
Depuis le choix du thème et la construction de l’histoire, un travail avec une psychologue clinicienne nous a guidés dans l’écriture de ce conte, nous orientant dans cet univers si particulier du tout petit.
C’est ainsi que les différents éléments qui construisent ce nouveau spectacle sont devenus source de sens et d’intérêt tout en restant en adéquation avec le public concerné. Le choix des marionnettes s’est imposé dès la lecture du livre « Papa », tant les illustrations et l’expressivité des personnages rappellent celles de la marionnette.
Elles évoluent dans une scénographie tout en ovale où les deux protagonistes roulent sur rails, sur flies, d’une situation à une autre. Leurs deux univers se déplacent l’un vers l’autre provoquant la rencontre, la confrontation… Ils se séparent pour trouver un terrain d’entente, une aire de « jeu » au centre de l’ovale qui sera le seul espace immobile, mais modulable…C’est donc dans un décor extrêmement mouvant que se déroule l’histoire où les personnages circulent avec les éléments, à vue, évitant les noirs et permettant ainsi de préserver une bonne continuité dans le déroulement du récit. La mise en scène fait la part belle au visuel (utilisation de théâtre d’ombre et d’objets) construisant ainsi un langage poétique, porte ouverte vers l’imaginaire.
Le langage parlé intervient ponctuellement dans un style épuré et dans la continuité de celui du livre « Papa ». La création d’un univers sonore riche vient soutenir le travail visuel et les manipulations. Quant aux chansons, écrites sur mesure, elles permettent de verbaliser certaines peurs ou découvertes des événements venant de se produire.

Philippe Corentin est un auteur et illustrateur français pour la jeunesse.
En 1968, il publie des dessins dans une revue, L'Enragé, et se lance dans le dessin d'humour.
Il commence par illustrer ses nouvelles puis devient l'un des auteurs/illustrateurs de jeunesse les plus appréciés et commentés.
Son humour, que servent un trait gouailleur et une narration malicieuse, aide à surmonter les angoisses comme la peur du loup (Patatras, 1994), la peur dans le noir (Papa !, 1995), les relations avec les autres (Mademoiselle tout-à-l'envers, 1989 ; Pipioli la terreur, 1990)…
« il faut réveiller les enfants avec des histoires qui les font rire ; les enfants adorent les chatouilles, alors chatouillons-les dès le matin. »

Comédiens Manipulateurs
Céline Pique et Jano Bonnin Ou Malika Gessinn et Roland Gigoi
Mise en scène
Laurence Belet
Scénographie
Laurence Belet
Régie spectacle
Marco Gosselin ou Jérôme Guilloux
Décors
Fred Dyonnet et Céline Burgan
Marionnettes et accessoires
Virginie Lallement
Son
Joël Abriac
Lumières
Marco Gosselin
Chanson
Jano Bonnin
Piano
Olivier Gérardin
Production, administration
Olivier Leliège
Diffusion
Olivier Leliège
Photos
Baptiste Hamousin